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Historique de l'Eglise
Saint Germain |
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Célébrations : |
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Description
Incidents
1930 : Effondrement de la nef, du chœur à la facade. Restauration 1990 : Eclairage de la place, et
illumination du clocher. 1991 : Restauration du clocher.
Les abat-son en ciment fixés au beffroi sont remplacés par des abat-son en
bois non fixés, mais maintenus pour pouvoir vibrer. 1992 : Restauration de la
structure de l'église, et de la façade est. 1994 – 1995 : Reprise de tous
les points, et mise à nu des pierres (l'utilisation de ciment pour les
réparations extérieures et intérieures a provoqué, par acidité et rigidité
des points, une dégradation de la pierre). La restauration des pierres a
consisté à enlever tous les points de ciment pour les remplacer par un
enduit à la chaux. |
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| Légende et Histoire Au sud de Saclay, sur la route d'Orsay, au coin des nationales 306 et 446, se trouve le carrefour dit du Christ de Saclay. Il n'y a pas très longtemps, s'élevait à cet endroit, sur une ancienne auberge, un grand Christ de bois, que l'on appelait "La Croix Rouge". Il est maintenant dans l'église de Saclay, derrière l'autel. Car en 1875, le 27 juin, ce Christ y a été transféré en grande procession. En 1952, par une initiative privée, une croix plus modeste a été rétablie au carrefour. Ce Christ de Saclay a une histoire assez tragique. En effet, il a été, à trois reprises, l'objet de tirs blasphématoires, selon les archives de l'Evêché de Versailles.
La chaussée des étangs se trouve sur la route de Jouy en Josas. Il y avait là des marécages que LOUIS XIV fit aménager en étangs, pour alimenter les fontaines du château de Versailles. On y chassait le canard, et on y trouve encore aujourd'hui un pavillon de chasse du roi. On serait tenté de trouver cette histoire assez banale, et un peu trop répandue. Or elle est rigoureusement exacte : d'un procès verbal dressé le 25 juin 1875, et retrouvé dans le registre des comptes de la fabrique de Saclay, il résulte qu'à l'occasion d'un décapage de la statue, on put constater que le corps et la tête du Christ étaient criblés de grains de plomb peu enfoncés. D'autre part le registre des décès de la commune, à la date du 24 prairial an III (12 juin 1795), mentionne l'accident mortel arrivé à François BOUTON "trouvé mort hier sur les cinq heures du soir d'un coup de foudre occasionné par la violence du tonnerre, sur la chaussée des étangs de cette commune". Ainsi tout concorde : la profanation du Christ de Saclay n'est pas une légende. Quant à la punition du profanateur, coïncidence ou colère de Dieu, ce n'est pas à nous d'en décider. (D'après Henri LEMOINE, Archiviste de la Seine et Oise). Peu de temps après le dernier incident, la croix fut abattue par la fureur révolutionnaire, et le crucifix fut remisé dans les combles de l'église de Saclay, où il fut retrouvé un siècle plus tard. Il fut alors réparé, et placé solennellement dans l'église le 27 juin 1875, où il se trouve encore. En 1952, en esprit de réparation, deux habitants du carrefour ont installé une nouvelle croix sur le rond-point du Christ de Saclay, à l'angle de la rue de Bièvres. Mme MONTARU a été à l'origine de pèlerinages au Christ de Saclay. Au cours de la dernière guerre, elle avait attiré l'attention sur l'histoire du Christ du carrefour. A ce même carrefour, Charles PEGUY venait se réfugier lors de ses nombreux pèlerinages à Chartres, et il y avait même fait construire une cabane où il aimait se reposer. Le 3 mai 1953, un pèlerinage avec un chemin de croix eut lieu au Christ de Saclay. Puis, le 11 novembre 1953, avec un prêtre aumônier de Paris, le Père VAUTHRIN, un pasteur protestant et un orthodoxe, un chapelet fut récité par 70 pèlerins pour tous les morts désintéressés de toutes les guerres. Le 21 mars 1954 et le 20 mars 1955, pour la fête de Saint BENOIT, père de l'Europe, il y eut deux pèlerinages à Saclay qui s'arrêtèrent aux deux monastères bénédictins de la région et dans deux communautés consacrées au Cœur douloureux et immaculé de Marie. Le 19 mars 1954, fête de Saint Joseph, au pied de la Croix, une niche a été placée par le Père VAUTHRIN, un pasteur protestant et un philosophe orthodoxe russe. Cette niche abrite une Vierge au Cœur douloureux et immaculé dont les mains s'abaissent vers la terre pour une médiation de grâces. Un autre modèle, aux mains jointes vers le ciel, se trouve dans l'église de Saclay. Pour le Père VAUTHRIN et ses amis, cette niche a été posée comme prélude à un oratoire au carrefour du Christ de Saclay, et prémisse d'une basilique dédiée au Cœur douloureux et immaculé de Marie, comme les pèlerins de Pontmain en avaient fait le vœu en 1918. Mais le lieu n'en a jamais été défini. Une nouvelle croix fut taillée par M. LESIGNE, dans les années 1949-1950 et refaite par lui en 1990. Elle porte un Christ en bois, sculpté par des réfugiés hongrois, installée le 1er mai 1978, en la fête de Saint Joseph artisan, au cours d'une messe concélébrée par cinq prêtres en l'église de Saclay.
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